Un voyage, Des rencontres

Voici la suite de mes aventures, j’espère qu’elle vous plaira !

Jour 11 : Paris – Noyon 133 km

Après une magnifique journée de repos dans un monde qui n’était pas vraiment le mien, il a fallu reprendre la route. Ça a été et de loin le jour le plus éprouvant mentalement. Je suis parti assez tôt dans la matinée en essayant de ne rien oublier. Les départs sont toujours difficiles mais cette fois c’était pire. Je suis parti sans but réel vers le Nord en suivant tant bien que mal le tracé de la Scandibérique. La sortie de Paris s’est faite très facilement contrairement à ce que je m’imaginais, longer le canal de l’Ourcq était une belle expérience. Malgré le cadre superbe je n’avais vraiment pas la tête à pédaler ce jour là. J’arrivais à peine à comprendre pour quoi je m’étais engagé dans cette aventure. Mais après environ 80km j’ai croisé deux transporteurs, qui en me voyant monter une côte assez raide m’ont encouragé avec de grands signes plutôt comiques. Ça m’a suffit pour reprendre un peu d’espoir et continuer mon périple. En début de soirée je quittais la ville de Noyon et je ne savais toujours pas où j’allais bien pouvoir dormir. J’étais totalement désespéré et les 130 km dans les jambes ne m’aidaient pas trop à prendre de bonnes décisions. Je me persuadais que dans quelques centaines de mètres je trouverai enfin le spot parfait. Au final, je n’étais pas loin de la vérité même si j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. J’étais pourtant sorti de la ville de Noyon mais en prenant une petite route perpendiculaire j’y rentrai à nouveau. Un peu perdu je me suis mis en quête d’un lieu où dormir. La première personne que j’ai rencontré ne m’inspirait pas beaucoup et la seule chose qu’elle pouvait me proposer était un champ sans accès à une quelconque source d’eau. J’ai attendu qu’il s’éloigne puis me suis engagé sur une autre route. Là j’ai d’abord rencontré un chien, puis sa maîtresse qui l’appelait. Je me suis dit qu’il fallait que je tente le tout pour le tout. J’ai osé lui demander si elle pouvait m’héberger et c’est la chose la plus sensée que j’ai faite pendant cette journée. Par une pure coïncidence son gîte avait été quitté récemment par ses locataires. Il n’y avait donc personne pour la soirée et elle m’a donc laissé m’y installer. Mais ce n’est pas tout, j’ai ensuite eu plusieurs discussions avec cette dame, Josée Rolland, qui s’est trouvée être une magnifique personne. J’avais de quoi manger mais elle m’a proposé une quantité de produits frais que je ne pouvais refuser. Nous avons aussi eu plusieurs discussion sur l’environnement et elle m’a redonné foi en mon projet. C’était la rencontre dont j’avais besoin à ce moment là.

Jour 12 : Noyon – Mons 136 km

Après une discussion à nouveau très intéressante et enrichissante j’ai malheureusement dû quitter le gîte de « La petite maison » sur Noyon, pour me rendre à Mons où l’on m’attendait. Dès mon départ, après une dizaine de kilomètres je rencontrais Daniel un cycliste avec qui j’ai pu échanger quelques mots brefs mais sympathiques. Cette journée commençait merveilleusement bien ! La route pour Mons était assez fatiguante physiquement mais l’idée de passer ma première nuit en Belgique et de franchir ma première frontière me poussait à continuer. Je devais dormir chez l’amie d’une amie, mais celle-ci n’étant pas chez elle, seul son père était là pour m’accueillir. Je ne savais rien sur lui sauf qu’il était apparemment « trop trop cool ». Je me rendais donc à nouveau vers une rencontre avec l’inconnu. Et quelle rencontre ! Thierry était ingénieur et les discussions ont dessuite été très intéressantes. Sa maison que l’on peut qualifier d’énorme chantier ou de superbe projet était un paradis. Il y avait tout aménagé de sorte à ce que le bâtiment soit presque autosuffisant. Nous avons passé toute la soirée à discuter de voyages, de sciences, d’ouverture d’esprit et c’était formidable. J’ai aussi eu le droit à ma première bière Belge en Belgique et c’était bien agréable.

Il m’a aidé à fixer mon garde-boue, qui avait perdu deux vis sur les dernières étapes, puis je suis allé me coucher.

Jour 13 : Mons – Choyet 137 km

Je suis parti assez tard ce matin là, j’étais très indécis et je n’avais à nouveau pas envie de quitter ce petit confort dans lequel je m’étais installé. Après un premier départ j’ai dû faire demi-tour pour reprendre mon casque et mon savon. Je déteste vraiment les départs… Cette première journée 100% en Belgique a été vraiment appreciable. Je me suis perdu sur quelques kilomètres mais la voie cyclable longeant des canaux le circuit restair agréable. J’ai vraiment vu des décors très variés pendant cette journée. Pour commencer l’architecture n’avait plus rien à voir avec la France. J’observais maintenant des maisons aux murs de briques à tous les coins de rues. Les rives du canal étaient aussi très différentes suivant les endroits. De la zone industrielle désaffectée, à la ville médiévale, puis à la campagne, il n’y avait que quelques kilomètres. J’ai profité de cette journée assez plate pour donner des nouvelles aux gens autour de moi et ça m’a fait plaisir d’entendre des voix connues, des voix de chez moi. Je suis arrivé assez tard sur Choyet mais le camping était vraiment super avec une petite cascade juste à côté des emplacements pour les tentes.

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