Et l’Allemagne, c’était joli ?

Je vous ai quitté en Belgique alors que je suis presque à la fin de ma traversée du Danemark. J’ai donc pas mal de choses à vous raconter !

Jour 14 : Choyet – Aachen 108 km

Mon départ de Choyet n’avait rien de spécial. Juste un départ habituel où je perds mon temps à m’éparpiller, ranger une chaussette, puis aller laver ma cuillère, commencer à plier la tente, remplir une seule des deux gourdes… J’ai l’habitude maintenant et je sais qu’il n’y a rien à faire, il me faut simplement continuer jusqu’à ce que tout soit chargé sur le vélo. Puis c’est parti pour une nouvelle journée. Tout a très bien commencé, quelques côtes pour se mettre en jambe mais rien de bien difficile. Puis petit à petit les nuages ont commencés à couvrir le ciel et très vite les premières gouttes de pluies ont vu le jour. J’ai donc traversé la frontière franco-allemande sous la pluie et je n’ai pas vraiment pu profiter des paysages qui avaient l’air de vouloir se dessiner. Je suis donc arrivé à Aix-la-Chapelle (Aachen en Allemand) totalement trempé. Là-bas j’ai été accueilli par Luisa qui immédiatement après mon arrivée devait aller au sport. Elle avait un léger accent Allemand mais parlait excellemment bien le Français. J’ai donc fait la connaissance d’un de ses collocataires pendant son absence. Lui ne parlait qu’anglais mais il était assez facile de se comprendre. On s’est vite entendu et il m’a proposé d’aller à une soirée étudiante avec lui. J’ai passé une excellente soirée où j’ai à nouveau rencontré du beau monde. Mais j’ai payé cette sortie assez cher dans les jours qui arrivent.

Jour 15 : Aachen – Koln 87 km

Malgré toute ma bonne volonté et mon envie d’aller toujours plus loin j’ai dû me résigner à ne faire qu’un court trajet ce jour là pour ne pas trop accroître ma fatigue. J’ai donc décidé de me rendre jusqu’à Cologne à seulement 90 km d’Aix la Chapelle. La journée a été extrêmement rapide et je n’ai rien de spécial à détailler. J’ai détesté traverser la ville. On ne se sent vraiment pas à sa place avec un vélo aussi chargé en plein milieu de la foule.J’ai donc quitté le centre ville au plus vite direction la banlieu et son camping sur les berges du Rhin. C’était l’emplacement parfait, j’ai à nouveau « fraudé » le camping mais cette fois-ci par manque d’informations (je n’arrivais même pas à trouver d’accueil). J’ai eu le temps de prendre quelques photos d’un joli coucher de soleil puis c’était à mon tour de me glisser dans mon duvet.

Jour 16 : Koln – Soest 132 km

La veille au soir, Luisa, que j’avais l’impression d’avoir un peu délaissé lors de ma nuit chez elle, m’a envoyé un message me disant qu’elle m’accueillait si je le souhaitais chez ses parents à Soest le temps d’une nuit. C’était justement sur ma route et l’emplacement de la ville me permettait de planifier les 3 étapes suivantes. J’ai donc accepté très rapidement sa proposition. J’ai traversé le Rhin, jeté un dernier coup d’oeil à Cologne et commencé une nouvelle journée de vélo. Une autre…C’était le 14 Juillet mais c’était surtout pour moi un Dimanche en Allemagne et là-bas presque tous les commerces sont fermés. J’ai quand même trouvé une boulangerie ouverte. J’ai pu m’acheter de quoi compléter mon maigre petit-déjeuner (un muesli lyophilisé) et de quoi manger pour le midi. La journée a été assez longue jusqu’à Soest mais comme toujours j’en suis venu a bout. Je suis arrivé un peu avant 19h. Seul le père de Luisa était là, par chance il parlait Français, j’ai ensuite passé la soirée avec lui et sa femme, Luisa n’arrivant que tard dans la soirée. Malgré la barrière de la langue nous avons réussi à pas mal échanger et c’était agréable. Je suis allé me coucher mais avant de dormir j’ai commencé à réfléchi au retour et à l’organisation de celui-ci. Inutile de dire que je me suis fait de nombreuses frayeurs en voyant toutes les clauses qui régissent l’embarquement de vélos. Avec toutes ces réflexions je me suis à nouveau couché plus tard que raisonnable.

Jour 17 : Soest – Bad Essen 98 km

La mère de Luisa, travaillant pour un journal local, souhaitait faire un article sur mon projet. J’étais vraiment super content de répondre à ses questions et de pouvoir présenter tous les objectifs de ce voyage. Il fallait donc pour cette article que je prenne une photo avec mon vélo dans un endroit connu de Soest pour attester de ma présence en ville. J’ai donc eu l’occasion de voir une grande partie de la ville avec Luisa comme guide.J’ai dû m’y reprendre de nombreuses fois avant de comprendre la pose qui m’était demandé. Et je ne suis toujours pas sûr d’avoir compris d’ailleurs. Toujours est-il que ce fût un superbe moment de partage où je me suis senti un peu au sein d’une famille. Je commençais à rentrer dans une zone de confort. Mais comme toujours ça ne dure rarement plus de quelques heures et il faut toujours que je parte. C’est d’ailleurs aussi bien comme ça car une fois bien installé dans sa zone de confort le départ est d’autant plus difficile. Je n’avais que 100 km à faire ce jour là et j’étais content de prendre la route. Avec le ciel couvert depuis mon arrivée en Allemagne le froid commençait à devenir un problème, d’autant plus que j’avais perdu ma veste de cycliste la veille. J’ai fini par arriver au camping qui s’est avéré être une sorte d’aire pour colonies de vacances. Le terrain était immense, un feu de camp était possible et j’en ai profité.J’ai senti que quelque chose n’allait pas vraiment mais je me suis forcé à manger et je me suis couché au plus vite. J’ai laissé la vaisselle de côté me disant que ça pouvait attendre le lendemain. J’ai senti la fatigue s’abattre sur moi et je me suis allongé mais le sommeil ne venait pas. S’en est suivi l’une des pires nuit de ma vie, ces nuits où l’on se sent totalement misérable. Je vous avais bien dit que j’allais finir par payer mes nuits trop courtes et le manque de récupération…

Jour 18 : Repos forcé

Contraint et forcé, je suis resté au lit toute la journée, aux petits soin du jardinier et de sa femme. Lui m’a emmené voir un médecin (Première utilisation d’un véhicule motorisé) et elle m’a nourri avec un bouillon de légumes puis de pâtes qui étaient pour moi des mets exceptionnels en ce moment plutôt difficile. Je ne les remercierai jamais assez, c’était vraiment une rencontre inespérée.

Jour 19 : Bad Essen – Brême 113 km

Malgré tout, il n’était pas question pour moi de prendre un jour de retard supplémentaire. Ça me paraissait être un jour de retard ce jour là, mais je me suis rendu compte plus tard que se reposer ne me retardait pas et était même assez important. Tout s’est très bien passé ce jour là puisque les 24h ou presque de sommeil m’avaient remis sur pieds. Je devais me rendre à Brême chez Jule qui avait accepté de me recevoir chez elle pour la nuit malgré la présence d’une autre Couchsurfeuse chez elle. Une fois de plus j’ai monopolisé la parole pendant 45min pour parler de mon projet et répondre aux nombreuses questions (Souvent les mêmes d’un hôte à l’autre). Les filles préparaient des burgers végétariens quand je suis arrivé et c’était vraiment bon. On a passé un bon moment sur le balcon à discuter. Une fois le repas terminé chacune a décidé de se rendre en ville. De mon côté j’ai préféré rester chez Jule pour me coucher tôt. Pour ne pas répéter mes erreurs c’était décidé : je dormirais désormais de 22h à 8h pour les prochains jours afin de rester en forme. J’aurais voulu prendre le temps d’écrire un article ce soir là mais avec la présence du wifi j’ai préféré regarder un bout de film pour ne pas trop avoir à réfléchir. J’ai reçu ce jour là une photo de l’article dans le journal de Soest, j’étais fier comme un paon !

Jour 20 : Brême – Hambourg 128 km

Je n’ai fait qu’un passage rapide dans Brême donc non, je n’ai pas vu les fameux musiciens. J’ai pu voir quelques places et la ville m’avait l’air plutôt agréable malgré mon passage éclair.La route jusqu’à Hambourg s’est faite sans problème. Parmi mes résolutions pour avoir un repos de qualité je me permettais une petite sieste de 20min que j’aurais dû prendre depuis le début du périple. Sur 6h de vélo on en est rarement à 20min près. Ce jour là pourtant j’étais un peu pressé car Béatrice, qui devait m’accueillir, était très occupé à préparer le pot de retraite. Je ne voulais donc pas arriver en retard sur l’horaire prévue. J’avais cependant une obligation, passer d’abord par le Décathlon le plus proche pour m’acheter une veste imperméable et coupe vent. J’en ai aussi profité pour refaire le plein de quelques repas lyophilisés. J’ai aussi pris le temps de prendre une ou deux photos dans une ville au charme atypique.Je suis arrivé chez Béatrice totalement désolé d’être 45min en retard mais son sourire lorsqu’elle a ouvert la porte m’a immédiatement rassuré.Mon séjour chez Béatrice et Helmut mériterait un article à lui seul mais puisque le ferry est sur le point d’arriver en Suède je vous raconterai la suite plus tard !

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